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Sep 14, 2008

Il Tabarro, Scala 2008



Music - Giacomo Puccini
Libretto - Giuseppe Adami


Marco Brescia, Archivio Fotografico del Teatro alla Scala

Staging: Luca Ronconi
Sets: Margherita Palli
Costumes: Silvia Aymonino

Michele - Juan Pons
Luigi - Antonello Palombi
Giorgetta - Paoletta Marrocu
Frugola - Anna Maria Chiuri

Conductor - Riccardo Chailly
Teatro alla Scala
March 13 2008 live broadcast


There are very few positive things to say about this Tabarro (as well as the two other parts of this Trittico production). It is indeed a very bad celebration of Puccini's 150th birthday.


The cast is awful as the three main parts are sung with no passion and an inexisting stage presence. Leo Nucci should have been singing Michele but cancelled the entire run; Juan Pons is not the right substitute for the previous reasons and for his ugly high notes.

Antonello Palombi, who was pushed into the spotlight by Roberto Alagna's whim during a performance of Aïda in december 2006, clearly doesn't deserve to stay under this light, and should really go back to his studies - his high notes are positively disastrous.

Paoletta Marrocu is the best of the three but her performance is not praiseworthy either. She has problems with both her breathing and her vibratos.

The conduction of Riccardo Chailly is equally as bad and does not unveal the marvels the score contains. Instead, he presents a monochromatic reading beyond boring that, furthermore, is badly executed by the orchestra.


In this dreadful atmopshere, Luca Ronconi's staging is the least of the problems. It may not be inventive, but at least it's sober, elegant and appropriate for the piece.

Which is more than can be said of the musical execution. Such a poor production in the most famous Opera House in the world is indeed utterly shameful.

YouTube extract - "Scorri fiume eterno"

Jun 9, 2007

2008 alla Scala

The new season, beginning December 7, 2007, is online, with an introduction here. It seems every opera in Europe is routing for Wagner (Tristan und Isolde in December), Donizetti's Maria Stuarda (January 2008, also in Lyon and Brussels, but in Milan, it will be sung by Anna Catarina Antonacci & Mariella Devia, what a great cast) and Alban Berg's Wozzeck (February, also in Paris next season). So, what's left? Mozart's Le nozze di Figaro (October 2008)? Not for me. Franz Lehar's Die lustige Witwe (November 2008)? Not for me either. Giordano's Andrea Chénier (June 2008)? Talk about an opera rarely played elsewhere! No, seriously. What's exciting?
Except for Puccini's Il Trittico (March 2008) & La Bohème (July 2008) I really find nothing else. But Puccini is a must-be next year (150th anniversary of his birth). Leo Nucci as Gianni Schicchi & Nino Machaidze as Lauretta ; Barbara Frittoli as Suor Angelica are attractive. The cast on Il Tabarro, not so much. This Trittico will be conducted by Riccardo Chailly, in a new production by Luca Ronconi (unless they come back to some other 1950 Zeffirelli production like they did this year with Donizetti's La fille du régiment).
The big problem with La Bohème is Zeffirelli... Back at the helm, again, with yet another out-of-date production...

Apr 29, 2007

Il Tabarro

Opéra en un acte de Giacomo Puccini
Livret de Giuseppe Adami
D’après La Houppelande (la signification de ce terme de « Il Tabarro »), pièce de Didier Gold (que Puccini vit à Paris au théâtre Marigny en 1912)


Création au Metropolitan Opera de New York dans le cadre de la création d’Il Trittico le 14 décembre 1918

Direction musicale Roberto Moranzoni
Mise en scène Richard Ordynski
Michele : Luigi Montesanto
Luigi : Giulio Crimi
Giorgetta : Claudia Muzio
Photos de la création d’Il Trittico


















Création en France à l’Opéra Comique de Paris en 1967 dans le cadre de la création d’Il Trittico


Contexte

Péniche amarrée sur les bords de Seine à Paris

Extrait du livret
« Un angolo della Senna, dove è ancorato il barcone di Michele.
La barca occupa quasi tutto il primo piano della scena ed è congiunta al molo con una passerella. La Senna si va perdendo lontana. Nel fondo, il profilo delle vecchia Parigi e principalmente la mole maestosa di Notre-Dame, staccano sul cielo di un rosso meraviglioso.
Sempre nel fondo, a destra, sono i caseggiati che fianchegianno il lungo-Senna, e in primo piano alti platani lussureggianti. Il barcone ha tutto il carattere delle consuete imbarcazioni da trasporti che navigano la Senna. Il timone campeggia in alto della cabina. E la cabina è tutta Linda e ben dipinta, con le sue finestrette Verdi, il fumaiolo e il tetto piano a mo’ d’altana, sul quale sono alcuni vasi di geranii. Su una corda sono distesi i panni ad asciugare. Sulla porta della cabina, la gabbia dei canarini.
E il tramonto. »

Traduction
« Un coin de Scène, où est amarré le chaland de Michele.
Le bateau occupe presque tout le premier plan de la scène et il est relié au quai par une passerelle. La Seine se perd au loin. Au fond, le panorama du vieux Paris et notamment la masse majestueuse de Notre-Dame se détachant sur le ciel d’une magnifique couleur rouge.
Toujours au fond, à droite, se trouvent les maisons qui bordent la Seine. Le gouvernail se trouve sur le haut de la cabine. La cabine est toute pimpante et bien peinte, avec ses petites fenêtres vertes, sa cheminée et son toit plat comme une terrasse, sur laquelle se trouvent quelques pots de géranium. Sur une corde, du linge à sécher. Sur la porte de la cabine, la cage des canaris.
C’est le crépuscule. »


L’argument

Extrait de Mille et un opéras, Piotr Kaminski

« Giorgetta est amoureuse du beau Luigi, un des ouvriers de la péniche.
Ce soir-là, elle lui donne rendez-vous sur le pont. Elle craquera une allumette quand la voie sera libre.
Mais sur le pont, Michele, perdu dans ses pensées, allume sa pipe avec une allumette.
Luigi croit que c’est le signal et monte à bord.
Fou de jalousie, Michele l’étrangle et le cache sous son manteau.
Giorgetta angoissée, pleine de remords, rejoint son mari, se rapproche de lui. Il l’invite à venir comme autrefois, dans son manteau.
Soulevant le grand pardessus, il lui montre le cadavre, et lui presse le visage contre celui de son amant mort. »



Photos de la production actuelle d’Il Trittico au Met de New York ; live du 20 avril 2007 d’Il Tabarro, live de Suor Angelica (même soirée du Met), live de Gianni Schicchi (même soirée).


Cast

IL TABARRO
Puccini-Adami
Giorgetta...............Maria Guleghina
Luigi...................Salvatore Licitra
Michele.................Frederick Burchinal
Conductor...............James Levine




SUOR ANGELICA
Puccini-Forzano
Angelica................Barbara Frittoli
Princess................Stephanie Blythe
Genovieffa..............Heidi Grant Murphy
Osmina..................Sara Wiedt
Conductor...............James Levine

GIANNI SCHICCHI
Puccini-Forzano
Gianni Schicchi.........Alessandro Corbelli
Lauretta................Olga Mykytenko [Debut]
Rinuccio................Massimo Giordano
Zita....................Stephanie Blythe
Conductor...............James Levine


Versions discographiques

Cantus-lin 1953 (live Hamburg, 21 juin 1953)
Mario Cordone
Orchestre de la NDR
Michele : Ettore Bastianini
Luigi : Salvatore Puma
Giorgetta : Nora De Rosa

DECCA 1962 (coffret Il Trittico sorti en 1990)
Lamberto Gardelli
Orchestre du Mai musical de Florence
Michele : Robert Merrill
Luigi : Mario Del Monaco
Giorgetta : Renata Tebaldi

SONY 1977
Lorin Maazel
Orchestre New Philharmonia de Londres
Michele: Ingvar Wixell
Luigi: Placido Domingo
Giorgetta: Renata Scotto

EMI 1997 (coffret Il Trittico sorti en 1999)
Antonio Pappano
Orchestre symphonique de Londres
Michele : Carlo Guelfi
Luigi : Neil Schicoff
Giorgetta : Maria Gulaghina

Apr 25, 2007

Eléments de décor


dans le cadre du Festival d'Opéras en un acte Opéra de Lyon avril-mai 2007

Il Tabarro

Djamileh

Apr 22, 2007

Naouri dans Il Tabarro






Laurent Naouri ........ Michele
Hélène Bernardy ........ Giorgetta
Jean-Pierre Furlan ........ Luigi

Eivind Gullberg Jensen
Choeurs et orchestre de l'opéra de Lyon



Je n’ai jamais vraiment aimé Laurent Naouri.
Ni Puccini, for that matter.

Dans le cadre du Festival d’Opéras en 1 acte, qui vient de débuter cette semaine, il y avait hier double dose de Naouri, dans Djamileh de Bizet et Il Tabarro, de Puccini.

Je réserve mes commentaires sur Djamileh pour un prochain billet, je ne veux parler pour l’instant que de Naouri et de Puccini.



A l’entracte, après Djamileh, je me disais que la performance de Naouri était intéressante, mais que je risquais de saturer sur Il Tabarro.

Que nenni.
Sa performance, tant vocale que scénique a été remarquable.
Mais surtout, alors que l’écriture de Puccini demande une interprétation vocale pointue, nuancée et à mon sens très ardue, j’ai trouvé que les reproches que je faisais à Naouri (tendance à surjouer particulièrement) étaient autant de qualités pour aborder Puccini.

Et je me suis régalée.


Alors c’est ça.
Je ne crois pas que Naouri devrait continuer sur un répertoire bel canto ou XIXe siècle (Verdi, Bizet). Puccini, Mascagni, Leoncavallo, voilà où j’aimerais qu’il se concentre.


NB. Pour la saison 2007-2008, Naouri sera Belcore dans L’Elisir d’Amore de Donizetti (Paris, septembre), le baron Gondremark dans La vie parisienne d’Offenbach (Lyon, décembre), Nick Shadow dans The Rake’s Progress de Stravinsky (Paris, mars 2008),



Il Tabarro
Giacomo Puccini
Livret de Giuseppe Adami


Alors que je me propose de rédiger un billet spécifiquement sur l’opéra de Puccini, je ne veux noter ici que mes impressions quant à l’interprétation et la mise en scène de la version présentée en ce moment à l’Opéra de Lyon.

Direction musicale : Eivind Gullberg Jensen
Mise en scène: David Pountney
Décors : Johan Engels
Costumes : Tom Pye
Lumières : Adam Silverman

Michele : Laurent Naouri
Giorgetta : Hélène Bernardy
Luigi : Jean-Pierre Furlan


Photo Opéra de Lyon


La mise en scène et les décors, qui ont choisi de dépasser le pittoresque d’un couple de mariniers sur leur péniche à Paris, a résolument placé l’œuvre de Puccini dans une dynamique contemporaine pleine de poésie ; ballet des gros sacs de céréales déchargés sur la scène d’ouverture, séparation de la scène sur la hauteur (superbe métaphore, j’ai trouvé), conception de l’élément central du décor qui donne une atmosphère claustrophobique particulièrement adaptée, jeu sur les ombres, bref, une très belle interprétation scénique, dénuée des clichés mais riche en émotions.


La qualité vocale de Naouri et Bernardy a accentué la tension dramatique entre les personnages, mise en relief par le décor et la mise en scène, et m’a réellement transportée dans cette histoire, au demeurant bien classique d’un trio femme/amant/mari.


Laurent Naouri, Photo Opéra de Lyon


Je n’ai par contre pas aimé Jean-Pierre Furlan, qui fait également partie de la production de Djamileh, bien que j’ai trouvé sa prestation un peu meilleure que dans Djamileh. Mais le timbre de sa voix est relativement agressif et ses vibratos masquent mal un souffle incertain.


La direction musicale de Eivind Gullberg Jensen enfin, dont j'ai beaucoup à redire sur Bizet, a par contre été correcte sur Puccini ; quelle joie si rare à l'Opéra que d'entendre un orchestre se lâcher complètement et emplir la salle de musique à un niveau sonore proche de la saturation (chose qui ne risque pas d'arriver à Bastille, une des raisons pour lesquelles j'aime cette salle de l'Opéra de Lyon).


Ce Tabarro est vraiment à recommander au plus haut point.






A suivre, un billet sur Il Tabarro et un autre sur la production (CA-TAS-TRO-PHI-QUE) de Djamileh présentée en 1ère partie de soirée, avant Il Tabarro.


Le livret de Djamileh et de Il Tabarro, édité par l’Opéra de Lyon, est disponible ici.



Extraits YouTube :

- MET 1981 Renata Scotto (Giorgetta) , Vasile Moldoveanu (Michele), duo et scène finale
- Madrid 1979, Placido Domingo (Luigi) dans « Hai ben ragione », avec Angeles Gulin dans le magnigique duo « E ben altro il mio sogno »
- Scala 1983, Pietro Cappuccilli (Michele) dans « Nulla, silenzio »






Rajout extrait de l'article paru dans le Monde du 24 avril [Renaud Machart] :


" Il Tabarro (1918), de Puccini, donné en seconde partie de programme, dans une mise en scène de David Poutney, avait le courage d'affirmer, par une lecture simple et efficace de cette partie du fameux Trittico, quel était le génie dramatique du compositeur.
Comme dans Djamileh, le chef Eivind Gullberg Jensen est meilleur dans l'expression que dans la mise en place (décalages systématiques entre choeur et orchestre).

Et l'on est ravi d'entendre le baryton français Laurent Naouri (Michele) dans l'une des incarnations les plus saisissantes, dramatiquement et vocalement, qu'il ait données à la scène depuis des années. "